Data Controller et Data Processor : qui fait quoi
Le Data Controller (le cabinet) décide de la finalité du traitement (gérer la réputation en ligne) et des moyens (quelle plateforme, quel volume d'avis traités, quels canaux de sollicitation). Le Data Processor (la plateforme) traite les données pour le compte du Controller, sur ses instructions documentées, et n'a pas le droit de les utiliser pour ses propres finalités. C'est la base de l'article 28 du RGPD.
Ce que le DPA doit contenir
- Objet et durée du traitement : ce que la plateforme fait, et pour combien de temps.
- Nature et finalité du traitement : avis Google, brouillons, demandes d'avis.
- Catégories de données : données d'identification des patients, contenu des avis, métadonnées.
- Catégories de personnes concernées : patients du cabinet qui ont laissé un avis ou qui sont sollicités.
- Obligations du sous-traitant : sécurité, confidentialité, notification d'incident, audit.
- Sous-traitants ultérieurs (sub-processors) : qui ils sont, et comment le Controller en est informé.
- Transferts hors UE : s'il y en a, sur quelle base légale (décision d'adéquation, clauses contractuelles types).
- Droits des personnes : comment la plateforme aide le Controller à répondre aux demandes d'accès, de rectification, d'effacement.
- Suppression des données en fin de contrat : sous quel délai, et sur quel support.
Le droit d'audit
Le Controller a le droit d'auditer le Processor, ou de faire auditer par un tiers mandaté. Le Processor doit mettre à disposition les informations nécessaires pour démontrer la conformité. Un DPA qui ne prévoit pas ce droit, ou qui le limite de manière déraisonnable, n'est pas conforme au RGPD.
La notification d'incident
En cas de violation de données personnelles (fuite, perte, accès non autorisé), le Processor doit notifier le Controller dans les meilleurs délais — typiquement sous 24 à 72 heures — pour que le Controller respecte son propre délai de 72 heures envers la CNIL. La notification doit contenir la nature de la violation, les catégories et le nombre de personnes concernées, les conséquences probables, et les mesures prises.
Le cas particulier des avis publics
Un avis Google est un contenu public. Le Controller n'a pas inventé l'avis, et n'a pas le droit de le supprimer unilatéralement — c'est le patient qui décide de le retirer via Google. Mais le Controller reste responsable du traitement des données personnelles que contient l'avis (nom, photo de profil, parfois adresse), et doit pouvoir répondre à une demande d'accès, de rectification, ou d'opposition du patient via le DPA.
Comment Revydo adresse ces points
Le DPA de Revydo est publié en ligne, signé sur demande, et conforme au modèle recommandé par la CNIL. Il liste les sous-traitants (Vercel, base de données PostgreSQL hébergée dans l'UE, fournisseur d'email transactionnel), prévoit le droit d'audit, et fixe le délai de notification d'incident à 48 heures. Les données sont hébergées en Europe, sans transfert vers un pays tiers sans décision d'adéquation.